Dossier de Mayotte : le gouvernement comorien accusé de « trahison »
Après avoir été soutenu par toute l'opinion publique comorienne, le gouvernement de l'Union des Comores commence à essuyer les premières critiques depuis la libération d'Anjouan. Motif : le recul inattendu sur le dossier épineux de l'île s½ur de Mayotte.
Après avoir affirmé avec force leurs « convictions » sur le dossier mahorais, notre Président et son ami, ministre des relations extérieures viennent encore une fois de profondément nous décevoir. C'est dommage ! », écrit Ahmed de Paris sur le blog Comores4. « Le Président Sambi commet une faute politique éminemment grave et impardonnable », renchérit Kassim, un autre Internaute.
Le comportement du président et de son ministre des affaires étrangère semble inquiéter. C'est le cas de Said Ali : « Cela est quand même inquiétant. Il a suffit d'une menace d'un petit secrétaire d'état (JEGO) pour que tout un pays, tout un gouvernement s'agenouille et cire encore une fois les pompes à l'ancienne puissance colonisatrice. C'est vraiment lamentable ! »
En fait, le gouvernement comorien vient de lever, selon plusieurs sources, l'interdiction faite aux agences de voyage de transporter les Comoriens refoulés de l'île de Mayotte vers les Comores. Et cela un mois après sa mise en place et que le président Sambi avait exprimé dans son premier discours à Anjouan depuis sa libération que les Comoriens étaient « chez eux » à Mayotte. Et donc il n'y avait pas lieu d'accepter leur reconduite à la frontière. Aujourd'hui, les choses ont changé, paraît-il, et les autorités françaises peuvent continuer à reconduire les « clandestins » aux Comores.
Voilà ce qui indigne les Comoriens, non pas les partis politiques qui ne se sont toujours pas exprimés sur ce grand sujet d'actualité, mais les défenseurs habituels de l'intégrité territoriale du pays et les internautes.
On sait que ce dossier n'est pas le plus aisé pour nos dirigeants. Mais dans le climat actuel de tensions avec la France, notamment à cause de l'asile politique de Mohamed Bacar, nos autorités auraient pu faire mieux d'adopter une attitude de prudence, diplomatique en fait. Il ne fallait pas discourir passionnément sur un sujet qu'on ne maîtrise apparemment pas. On a vendu à l'opinion des fausses convictions et des déclarations hypocrites. Il a fallu juste qu'une délégation française se présente aux Comores avec une valise de promesses pour faire vaciller la position du gouvernement.
Pire encore, dans un communiqué très tardif, le ministère des relations extérieures, s'est réjoui que la France se soit engagée à « faciliter la délivrance pour Mayotte de visas de circulation pour les hauts fonctionnaires comoriens, pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de service bénéficiant de la même facilité pour l'espace Schengen, ainsi que pour les hommes d'affaires et les autres ». En fait, on est revenu à la case de départ dans ce dossier. Voilà pourquoi certains n'hésitent pas à parler de haute trahison. Il faudrait donc que le gouvernement s'explique.
(Sources Kweli) pour plus d'infos allez dans www.kweli-magazine.info
Après avoir été soutenu par toute l'opinion publique comorienne, le gouvernement de l'Union des Comores commence à essuyer les premières critiques depuis la libération d'Anjouan. Motif : le recul inattendu sur le dossier épineux de l'île s½ur de Mayotte.
Après avoir affirmé avec force leurs « convictions » sur le dossier mahorais, notre Président et son ami, ministre des relations extérieures viennent encore une fois de profondément nous décevoir. C'est dommage ! », écrit Ahmed de Paris sur le blog Comores4. « Le Président Sambi commet une faute politique éminemment grave et impardonnable », renchérit Kassim, un autre Internaute.
Le comportement du président et de son ministre des affaires étrangère semble inquiéter. C'est le cas de Said Ali : « Cela est quand même inquiétant. Il a suffit d'une menace d'un petit secrétaire d'état (JEGO) pour que tout un pays, tout un gouvernement s'agenouille et cire encore une fois les pompes à l'ancienne puissance colonisatrice. C'est vraiment lamentable ! »
En fait, le gouvernement comorien vient de lever, selon plusieurs sources, l'interdiction faite aux agences de voyage de transporter les Comoriens refoulés de l'île de Mayotte vers les Comores. Et cela un mois après sa mise en place et que le président Sambi avait exprimé dans son premier discours à Anjouan depuis sa libération que les Comoriens étaient « chez eux » à Mayotte. Et donc il n'y avait pas lieu d'accepter leur reconduite à la frontière. Aujourd'hui, les choses ont changé, paraît-il, et les autorités françaises peuvent continuer à reconduire les « clandestins » aux Comores.
Voilà ce qui indigne les Comoriens, non pas les partis politiques qui ne se sont toujours pas exprimés sur ce grand sujet d'actualité, mais les défenseurs habituels de l'intégrité territoriale du pays et les internautes.
On sait que ce dossier n'est pas le plus aisé pour nos dirigeants. Mais dans le climat actuel de tensions avec la France, notamment à cause de l'asile politique de Mohamed Bacar, nos autorités auraient pu faire mieux d'adopter une attitude de prudence, diplomatique en fait. Il ne fallait pas discourir passionnément sur un sujet qu'on ne maîtrise apparemment pas. On a vendu à l'opinion des fausses convictions et des déclarations hypocrites. Il a fallu juste qu'une délégation française se présente aux Comores avec une valise de promesses pour faire vaciller la position du gouvernement.
Pire encore, dans un communiqué très tardif, le ministère des relations extérieures, s'est réjoui que la France se soit engagée à « faciliter la délivrance pour Mayotte de visas de circulation pour les hauts fonctionnaires comoriens, pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de service bénéficiant de la même facilité pour l'espace Schengen, ainsi que pour les hommes d'affaires et les autres ». En fait, on est revenu à la case de départ dans ce dossier. Voilà pourquoi certains n'hésitent pas à parler de haute trahison. Il faudrait donc que le gouvernement s'explique.
(Sources Kweli) pour plus d'infos allez dans www.kweli-magazine.info